La pollution, la meilleure ennemie de notre sexualité ?

Publié le par Ledécroissant



Quand pollution ne se conjugue pas avec sexualité !

Des chercheurs de l'université de Floride ont révélé que le mercure perturbait la sexualité des Ibis. Ce nouveau facteur de mutation hormonalecausée par la pollution s'ajoute à une liste déjà longue de perturbateurs endocriniens qui ne touchent pas seulement les animaux ! 

Baisse de la reproduction et tendances homosexuelles chez les Ibis

Deux chercheurs de l'université de Floride viennent de rendre compte de leur étude sur les effets du mercure sur les ibis. Tout comme pour l'Homme, il s'avére que le mercure pourrait constituer un danger pour ces oiseaux. En effet, après avoir ajouter l'élément chimique à leur nourriture, les universitaires américains ont pu constater deux modifications hormonales. La première est la baisse de la reproduction des mâles les plus infectés. La seconde modification concerne les tendances homosexuelles des oiseaux. Plus précisément, Peter Frederick et Nilmini Jayasena ont pu observé une baisse de la reproduction des ibis blancs les plus contaminés. De même, les deux Américains ont également constaté qu'au lieu de constituer un nid avec une femelle, les ibis mâles les plus infectés se mettaient en couple avec d'autres mâles. Or, le taux de mercure administré aux oiseaux par les chercheurs est le même que celui présent dans la nature. Avec cette démonstration, ils prouvent ainsi que le mercure peut être considéré comme un nouveau perturbateur endocrinien chez les oiseaux.

Ces autres animaux à la sexualité perturbée

Aujourd'hui avec la pollution, de plus en plus d'espèces sont touchées par ces  perturbateurs endocriniens. Les substances toxiques qui se répandent dans la nature perturbent les équilibres hormonaux des animaux. C'est tout d'abord aux États-Unis dans les années 60 que sont publiées les premières études sur ce sujet. Les éleveurs de visons dans la région des Grands Lacs remarquent une baisse de la fertilité. En 1962, la toxicité reproductive du DDT, un pesticide très puissant, est révélée par Rachel Carson. Ce pesticide complique aujourd'hui la sexualité d'oiseaux aquatiques tels que les grèbes. En Grande-Bretagne, ce sont les poissons situés en aval des stations d'épuration qui payent le prix de cette toxicité. En effet, certains mâles seraient désormais dotés d'attributs féminins ! Un autre exemple d'espèce touchée par les perturbateurs endocriniens sont les alligators de Floride qui vivent en milieu naturel. Dans les années 90, la dégradation de leur faculté de reproduction a d'ailleurs relancé les recherches scientifiques.

Les hommes et les femmes ne sont pas épargnés

Parmi les responsables de mutations chez les hommes, la liste des responsables est bien fournie. On retrouve par exemple le Bisphénol A, les parabens, dans les aliments ou bien les cosmétiques, ou encore les fongicides. Aujourd'hui il est déjà possible de constater une diminution des facultés de reproduction. Cette diminution est en partie due au manque de vigueur des spermatozoïdes. Mais l'on observe également une augmentation des cas de micropénis ou des descentes incomplètes des testicules. Même si les perturbations hormonales touchent aujourd'hui plus les hommes que les femmes, celles-ci sont aussi touchées par ce type de pollution. Le principal facteur de problèmes hormonaux chez les femmes est le distilbène ! Cet œstrogène de synthèse est interdit depuis 1977 en France. Anomalies anatomiques des voies génitales, troubles de la fertilité, complications lors de la grossesse et même cancer du vagin et de l'utérus peuvent être causés par cette hormone de synthèse ! Des fait qui prouvent que l'humanité entière est concernée par cette baisse de la fertilité !

                                                               Crédit photo: Flickr meddygarnet

 

Source : GreenZer

Publié dans Ecologie

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