La pollution par le diésel est responsable de 40 000 décès

Publié le par Ledécroissant

 

 

La pollution par le diésel est responsable de 40 000 décèsLa pollution par le diésel est responsable de 40 000 décès
la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10».

La Commission Européenne devrait décider de poursuivre la France devant le Cour de Justice de l’Union Européenne pour non respect des normes communautaires en matière de qualité de l'air, au moment même où plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution atmosphérique avec un niveau élevé de particules dans l’air.

En effet, la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10». Le plan Particules publié en juillet 2010 comprend des mesures visant à réduire la pollution par les particules (PM 10 et PM 2,5) mais ses effets tardent à se faire sentir, peut on lire dans un communiqué de presse.

 

Les véhicules diesel sont responsables de niveaux de dioxyde d’azote (NO2) problématiques pour la santé en zone de trafic. Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules.

la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10»

Pour Anne Lassman-Trappier, membre du réseau Transports et Mobilité Durables : « Avec un carburant diésel meilleur marché que l’essence sans-plomb, parce que sous-fiscalisé, la France est le pays où le parc automobile est le plus diésélisé en Europe. Et ce n'est sans doute pas une coïncidence si notre pays ne respecte pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de particules fines.»

Il faut savoir que la directive 2008/50/CE concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe oblige les États membres à respecter des valeurs limites en ce qui concerne les PM10 et les PM2. D’après le CITEPA, 40 à 70 % des émissions de particules fines proviennent du secteur des transports en ville, en grande partie imputables au moteur diésel.

Le dioxyde d’azote (NO2) est avec les particules fines un des indicateurs majeurs de la pollution atmosphérique. Ils sont tous deux associés au trafic routier dans les agglomérations. Le NO2 réagit en plus dans l’air des villes et contribue à la formation d’autres polluants, ozone et particules secondaires. C’est un gaz oxydant puissant, qui pénètre facilement dans les poumons. A des concentrations dépassant 200 μg/m3 sur de courtes périodes, il provoque des irritations et des inflammations de l’appareil respiratoire et une augmentation de l’hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.

Il est ainsi soumis à un dispositif d’information et d’alerte en cas de pics de pollution (niveau d’information : 200 μg/m3 sur une heure ; niveau d’alerte : 400 μg/m3 sur une heure).

Dans l’air ambiant, les niveaux de NO2 ont eu tendance à stagner ou augmenter en proximité du trafic automobile depuis le milieu des années 1990. A l’heure actuelle, la valeur limite annuelle (40 μg/m3) n’est pas respectée sur de nombreux sites trafic, en particulier au sein de grandes agglomérations telles que Paris, Lyon, Marseille, Nice, Grenoble, Rouen.

C’est actuellement essentiellement dans le flux de circulation en agglomération et notamment à l’intérieur de l’habitacle de véhicules que des niveaux de NO2 les plus importants sont relevés (de 100 à plus de 500 μg/m3). Ces niveaux peuvent tout à fait induire des effets toxiques sur le système respiratoire, en particulier pour les populations sensibles (asthmatiques notamment).

Depuis plusieurs années, les français achètent, en véhicules neufs, de plus en plus de véhicules diésel. En 2009, 72 % des voitures particulières neuves immatriculées étaient des véhicules diésel.

José Cambou, Pilote du Réseau Santé-Environnement rappelle qu’ : « une étude de 1999 menée par divers organismes dont l’Institut National de Veille Sanitaire et coordonnée par l’ADEME  prouvait déjà que sur les 30.000 décès annuels prématurés en France, liés aux niveaux de concentration en PM10, 18.000 étaient dus aux transports, soit 60 % du total. Depuis, les émissions n’ont pas cessé d’augmenter (40 000 décès en 2010 d’après le Ministère de l’Environnement).»

Pour l’organisme, la politique de tarification des carburants a donc une part non négligeable de responsabilité dans la mort de près de 40 000 personnes chaque année en France, un "scandale de l'air contaminé" qui doit enfin être mis en lumière.

« Il faut d’urgence réduire nos émissions de particules fines. C'est une question de santé publique. Tous les moyens doivent être employés : mobilités alternatives, rééquilibrage de la fiscalité entre les carburants mais aussi expérimentations, report du transport de marchandises à longue distance de la route vers le rail, meilleur étiquetage environnemental des véhicules, électrification du transport de marchandise urbain… », conclut Bruno Genty, Président de FNE.

 

Source : ActualitéEnvironement

Publié dans Ecologie

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kiki 24/05/2011 14:51


c'est malheureux à dire mais la France é toujours été en retard. Comme l'amiante, tout le monde sait que c'est dangereux et il faut toujours qu'il y ait des morts pour réagir. Pauvre France !